jeudi 18 avril 2024

quand

 
 
 
 
 
 
                  Quand donc 
                  s’accomplira le rêve ? 
 
                  aux franges du soleil 
                  aux confins de la terre 
                  aux cieux accordés 
 
                  à quand ? 
 
                  aux collines 
                  aux fleurs 
                  aux épines 
                  aux yeux en éclats de soleil 
 
                  quand donc 
                  cesseront les larmes ? 
 
                  histoire répétée 
                  temps passé et à venir 
                  au temps présent entrebâillé 
                  souvenirs d’après 
 
                  à la vie 
                  aux oreilles 
                  aux yeux mêlés 
                  sous le charme des années 
 
                  à quand ? 
 
                  comprendre et raisonner 
                  mesurer l’insurmontable 
                  le murmure des clairs instants 
 
                  les fleurs et le vent 
                  les plumes du serpent 
                  une larme à l’œil dans l’air du temps 
 
                  pour une minute l’éternité 
                  en ce premier matin du monde 
 
quand donc et jusqu’à quand ? 
 
 
 
 
 

mercredi 17 avril 2024

mardi 16 avril 2024

un souffle passe

 
 
 
 
 
 
                       La lune est en voyage 
                               sur le talus 
                       le printemps venu 
                       pousse les nuages 
 
                       il reste une barque 
                                au loin 
                       comme une envie 
                       un lien secret 
                       entrelacé à la lumière 
 
                       en solitude un peu de ciel 
                                 pour la joie 
                                 pour le rire 
                       et le vivant sur la mer 
                       comme un rêve 
                       une âme vive 
                       caillou grainé 
                       et goutte d’or 
 
                       un souffle passe 
                       nous y sommes 
 
 
 
 
 

lundi 15 avril 2024

manteau de gloire


 
 
 
 
 
 

" Je croise des rêves, je croise des gens, je croise des morts et des vivants. Le jour se lève en emportant de la poussière, des ossements. Sous les mensonges, sous les tourments, la nuit s’étire, l’ombre s’étend. Petite éponge noyée de sang, ne vois-tu rien venir devant ? Qu’est-ce que l’on cherche ? Qu’est-ce qu’on apprend ? Où sont les perches que l’on nous tend ? Manteau de gloire, Manteau d’argent, on va tout nu par tous les temps. Chanson pour boire, chanson seulement, pour dire le vide que l’on ressent. Poignée de sable qu’on voit filant, d’entre nos doigts, n’y rien pouvant. Sur son nuage va chevauchant chacun de nous cheveux au vent. Manteau de gloire, Manteau d’argent, on va tout nu par tous les temps. Chanson pour boire, chanson seulement, pour dire le vide que l’on ressent. Ce que main donne, l’autre reprend, ce que l’on tient fichera le camp. Noir dit un homme, l’autre dit blanc, il faut parfois tuer le temps. Qu’est-ce que l’on cherche ? Qu’est-ce qu’on apprend ?  Où sont les perches que l’on nous tend ?  "

 

Philippe Djian

 

 

 

dimanche 14 avril 2024

un tiers d’humilité

 
 
 
 
 
 
Un tiers d’humilité. La terre exulte, la flore jubile, quatrain de gloire, quatrain d’argent, corps mis à nu dans l’or du temps. Le ciel troué d’images illustres. 
 
 
Le doute est grand devant l’absent. Les heures sont grises, sanglots de sang entre les rires d’un monde si grand. Chansons de gloire, d’éblouissements, de rêves absents face à ce monde aux dents d’argent. 
 
 
Livre d’images, tempes du temps, hommes repus de gloire, d’argent. Monde reclus au firmament. Il reste le grand chambardement, sur cette terre miroir sans tain au sel d’argent. 
 
 
 
 
 

vendredi 12 avril 2024

ce qui reste sous nos pieds

 
 
 
 
 
 
L’herbe pousse et le reste est en paix. L’éternité. Sur la rive au soleil la parole est de sable. Une respiration. Le ciel, une aventure bleue de nuages féconds. Etrangeté de l’être, de la terre dévoreuse de pierres et d’os. Lumière d’un brin d’herbe sur le fil de la vie. Le verbe se fait chair et c’est un recommencement. Le monde est suspendu aux lèvres du passé, tragédies oubliées et corps grillagés. Les oiseaux sont partis, ivres de liberté. Semailles et moissons, l’enfer est sous nos pieds.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'herbe sèche
et la fleur fane
au vent de l'éternité
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 11 avril 2024