samedi 19 août 2017

Barcelona















du cœur de la ville
un grand serpent de sable
descend jusqu’à la mer
il porte sur son dos
une foule cosmopolite




jeudi 17 août 2017

quatrain (4)







Sa peine est grande
sa colère a envahi les cimes
au sommet la paix l’invite
à tomber sa chemise de haine



*


merci à Michel pour :




mardi 15 août 2017

quatrain (3)







Sagesse de l’ivresse
insolente imposture
sur sa lèvre entrouverte
une goutte vermeille



*


merci à Bernard pour :





et merci à Dorio, Ariaga, Patrick, Miche, François et Estourelle venus sur ces quatrains



dimanche 13 août 2017

quatrain (2)







Il embrasse sa pensée secrète
et s’agenouille devant le psaume
délie le fil de l’énigme
qui relie la terre et le ciel





vendredi 11 août 2017

quatrain (1)







À son cou un collier perle des prières
ôte le voile qui ternit son visage
indulgence d’un cœur miséricordieux
les hommes sont Un face à la mort





mercredi 9 août 2017

pour C...







Pour toi C… 
la simple et l’innocente 
pour toi qui sait 
que l’amour n’a ni de pourquoi ni de comment

pour toi C…
qui sait la bonté qui est beauté
pour toi si belle et digne en ce jour d’adieu à ta maman

pour toi C… 
pour ton intelligence du cœur 
ta grandeur d’âme et ta sincérité 
pour toi 
qui sait la douceur de l’oiseau endormi 
le chant des fleurs dans le cœur d’une aimée









pour toi C…
la voix et les mots de Barbara 
que je fredonnais dans ma tête 
en te regardant de loin   ce matin




samedi 5 août 2017

au centre







          Au centre 
          de la lune 
                  je vis 
          dans un cratère 
          je dessine les mots 
                         et les mange 
                         sur du pain 
          ma langue 
             déliée 
                enveloppe 
                la phrase 
          je la serre 
          dans ma joue 
          pour ne point 
          qu’elle s’enfuit 
                      elle suffoque 
                      elle trépigne 
                      elle rit 
                           jaune 
                      fait silence 
                           et s’endort 
          j’ouvre ma bouche 
          rougie 
          en un cri 
                une reprise 
          point par point 
          le silence 
          salive