samedi 20 juillet 2019

jeu d'été 2

de quels ouvrages sont extraits ces incipit






« Je m’appelle Ishmaël. Mettons. (1)
Je hais les voyages et les explorateurs. (2)
Longtemps je me suis couché de bonne heure. (3)
C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar. (4) » 



(1)
(2)
(3)
(4)

Trop facile :-)

vendredi 19 juillet 2019

il est







Il est, il demande grâce et abandon dans la couleur pour affronter le feu du ciel et sa fureur. 

À son poignet une éraflure, une fleur rouge qui empoisonne, qui déraisonne et qui résonne au fond du puits comme une disgrâce, une infortune, un clair de lune… un vol de plumes sur l’horizon couleur vermeil et de groseille. 


Le ciel se fend dans le gris du manque. La vie avance, le rien se pend à la branche des évidences, entre l'espace et ses silences.









jeudi 18 juillet 2019

jeu d'été

de quels ouvrages sont extraits ces 4 incipit



 

 
« Aujourd’hui, maman est morte. (1)
Dans l’S, à une heure d’affluence. (2)   
Ça a débuté comme ça. (3)
J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. (4) »




(1) L'Etranger Albert Camus
(2) Exercices de style / Raymond Queneau
(3) Voyage au bout de la nuit / Louis Ferdinand Céline
(4) Aden Arabie / Paul Nizan





(1) "Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier."

 Albert Camus / L'Etranger



(2) "Dans l’S, à une heure d’affluence. Un type dans les vingt-six ans, chapeau mou avec cordon remplaçant le ruban, cou trop long comme si on lui avait tiré dessus. Les gens descendent. Le type en question s’irrite contre un voisin. Il lui reproche de le bousculer chaque fois qu’il passe quelqu’un. Ton pleurnichard qui se veut méchant. Comme il voit une place libre, se précipite dessus." 

 Raymond Queneau / Exercices de style



(3) "Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. C’est Arthur Ganate qui m’a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C’était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l’écoute. « Restons pas dehors ! qu’il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. Voilà. « Cette terrasse, qu’il commence, c’est pour les œufs à la coque ! Viens par ici ! » Alors, on remarque encore qu’il n’y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n’y a personne dans les rues ; c’est lui, même que je m’en souviens, qui m’avait dit à ce propos : « Les gens de Paris ont l’air toujours d’être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c’est que, lorsqu’il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C’est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu’ils disent. Où ça ? Grands changements ! qu’ils racontent. Comment ça ? Rien n’est changé en vérité. Ils continuent à s’admirer et c’est tout. Et ça n’est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits… » Bien fiers alors d’avoir fait sonner ces vérités utiles, on est demeurés là assis, ravis, à regarder les dames du café."

Louis-Ferdinand Céline / Voyage au bout de la nuit



(4) " J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde. À quoi ressemblait notre monde ? Il avait l’air du chaos que les Grecs mettaient à l’origine de l’univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d’un commencement. "

Paul Nizan / Aden Arabie


mercredi 17 juillet 2019

fleurs et moisson







                     Les fleurs et la moisson

                     le bois sculpte les rêves
                     et relève la raison     ô

                     fragile est le cœur dans 
                     la bouche qui pleure    ♥

                     les fleurs     la moisson
                     l'incertaine oraison
                     et l'épi des saisons    ☼




Johnny le zoulou
















“Attrape le soleil tant que tu le peux, pour qu’il ne s’enfuie pas.”




lundi 15 juillet 2019

amnésie







Sa mémoire a fait silence
elle est passée aux oubliettes






merci à l'Anonyme du 15 juillet 17h43




samedi 13 juillet 2019

quête







Il est parti tout seul 
plein de peine et d'effroi 
sur le petit chemin 
des doutes plein les poches 

il est parti serein 
vers les plus anciens 
qui dorment au fond de l'eau 

il est petit et grand 
la lune cette nuit lui dira l'or du temps 






merci beaucoup à l'Anonyme de 12h11