dimanche 29 décembre 2013

verticalité






                                                                                       
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         r
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               lac
                gelé

dans
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   e
   l
          aile
            brisée


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           clarté


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       t


       s
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       l
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       n
       c
       e
blanc
  
  
accident 








6 commentaires:

François a dit…

Perfection des mots et beauté de votre peinture où apparait ce serpent ailé.
Bravo.

J... a dit…

Beauté étrange du dépouillement
j'♥♥♥ beaucoup, malgré le froid et la rupture il se dégage une belle émotion de cet ensemble vertical (image, mots et musique)
oui, c'est très beau. ♥

ulysse a dit…

Rester debout envers et contre tout, plier mais ne pas tomber !

Merciel a dit…

Rupture
Désordre
Introspection
Connaissance
Etreinte
Alignement
Verticalité
Cohérence
Intégrité

Chère Maria, c’est très beau …
Vos peintures sont merveilleuses
Je les aime …
L’ange blessé appelle la Caresse guérisseuse
Afin qu’il puisse voler à nouveau!

mémoire du silence a dit…

@ François ...
la perfection me fait peur et m'angoisse, heureusement qu'elle est inatteignable
merci pour vos mots



@ J... ...


j'♥♥♥ ... ♥



@ ulysse ...

Comme le roseau de la fable
;-)



@ Merciel...

Une caresse "pansante"


;-)



merci à vous et belle soirée

mutine a dit…

Rien n’est droit rien n’est penché
il n’y a pas d’horizontal
il n’y a pas de vertical
c’est une diagonale qui s’empale dans la chair
à vif les sentiments n'ont plus corps
une corde vocale pointe son dard dans la couche d’ozone
pluie d’épines dans le plexus solaire
pente glissante à remonter le temps
dans les mains un livre ouvert
le marque pages boit le sang des mots
hématomes bleu ciel - violet
des jours noirs
touches de piano et musique
Danube bleu

C’est une érection tendant vers l’infini
vaisseau via la mer en multicolore
une embouchure inversée
entonnoir fermé
une tangente sans soleil
descendant vers la terre
rails couchés sur le clavier
métal brossé d’espoir
le désespoir au bout gravé
dans la pierre
fossile brisé
un peu plus bas, un peu plus haut
une combinaison à deux trames
en biais le mur cassé
au centre la clef sans serrure

C’est un labyrinthe entre deux triangles
à la recherche de l’angle droit
le phallus érigé
personne ne voit jamais la même chose
n'entend les mêmes sons
le pied sur la pédale
le piano continue sa course folle
sur le clavier une touche noire
une blanche comme la main
caresse la peau
Clair de lune, une larme bleue
un soir de Décembre
la terre est restée dans la note de musique
entre les espaces les organes se libèrent sur une toile

"Verticolor"

il faut bien que les livres s'achèvent


lutine