jeudi 27 février 2014

mots perdus







D'abondantes larmes
saccagent ses yeux 
la pluie est diluvienne 
aveuglement des mots 
               ils sont deux  silencieux 
               à l’aurore des orages 

gouttes de lumière 
becquetées     oiseaux 
ils s’en délectent 
les mots se brisent 
               liqueur salée 
               sous des paupières gonflées

fleur gelée
oiseau des neiges
son bec dans mon cou 
               la phrase se disloque 
               les mots se perdent 
nuit de verre
      




4 commentaires:

François a dit…

"Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Ecoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire"

Apollinaire

arlettart a dit…

Larmes de givre seront perles de joie quand l'été reviendra

J... a dit…

Des larmes au rire
éclats de verre
le grand mystère
et moi j'♥♥♥ ceci

mémoire du silence a dit…

@ François ... arlettart ... J...

ceci ♥♥♥
oui ceci
ci-dessus