mercredi 10 septembre 2014

rumeur







Rumeur assourdie du ciel. L’œil s’y perd, l’oreille écoute. La voix monte, l’instant saisit l’insaisissable. Œil de bœuf grimé de rouge, agate et verre poli, bois flotté, galet des rivières, cœur de neige à l’intérieur de la branche, de la frange d’écume. Le col de la chemise ouvert, la gorge respire, amour et espérance. Le corps de l’être cher sur la tangente. Je suis là, sur le blanc de la page, une illusion, une vision fuyant le temps. Le mot explose, se fait peau-aime, saisissement de l’âme. Le ciel, la mer, le vent, la pierre, la présence certaine d’un dieu sur le bord de la page.



6 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

les pieds dans l'eau
au bord de l'encre
encore bleue

O a dit…

La présence d'un dieu, c’est-à-dire la nature : "Le ciel, la mer, le vent, la pierre". Une présence de l'âme du monde, une mystique unité de toutes les choses. Une rumeur divine.

Laura-Solange a dit…

Au bord des yeux
tout un ciel
où se lover

arlettart a dit…

Invisible présence qui du coeur fait écho au flux de la vague
Pensées AA

Miche a dit…

Présence oui...

mémoire du silence a dit…

Merci à vous tous pour votre belle PRESENCE

à bientôt chez vous