mercredi 10 février 2016

chair mordue







Le langage lacère les mots
                  dans la plaie
                  une eau glacée
le vers se brise

la nuit est en cavale
merveilleuse étoile
à la parole du verbe

la chair est mordue
et le mot se prosterne
dans la marge la fièvre du poème

mains blanches aux doigts nus
l'oiseau boit à la lèvre du monde

dans son cœur une coupure grise
une goutte de sang perle
petite larme rubis sous les plumes 




8 commentaires:

michel, à franquevaux a dit…

Mots inutiles chairs mordues
ver sacrum amandiers
mains blanches et doigts nus

michel, à franquevaux a dit…

Mot utile chair mordue
ver sacrum amandier
main blanche doigt nu

Anonyme a dit…

c'est beau.. si beau.
photodilettante

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS a dit…

Comment se passer du poème lorsque celui-ci dit la vie, la révèle, sensible en nous.
Merci Amitiés.

Roger

Arlette A a dit…

oiseau poème boit la vie et souffle la paix et le rouge n'est pas sang juste une petite fleur

Alain Gojosso a dit…

Et pourtant, c'est par ce sang qui perle que peut-être l'oiseau saura embrasser le monde et donner de la couleur...

Merci Maria pour ce partage. Bien à vous

François a dit…

Vous faites de la poésie votre creuset chère Maria, c'est très beau.

mémoire du silence a dit…

@ michel de franquevaux ...

Mots utiles chair mordue
ver sacrum amandiers
main blanche et doigts nus




@ photodilettante ...

merci beaucoup




@ LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS ...

Le poème est en nous comme un miroir.
Amitiés vers vous




@ Arlette A ...

une fleur de vie




@ Alain Gojosso ...
Il faut donner de son sang pour que coule la vie

Merci à vous Alain pour votre regard




@ François ...

Ô merci
;-)