samedi 16 avril 2016

carence






Se taire 
et dire l’arbre sous les giboulées 

faire silence 
sublimer la douleur d’enfance 

absence 
et chimères 
sur la ligne d’or du jour en allé 

souvenirs anémiés 
pour en distiller 
les fleurs du cerisier 

ombres vacillantes 
dans les souterrains de la mémoire 
carence 




5 commentaires:

michel, à franquevaux. a dit…

taire dire
la douleur

absence
jour allé

distiller
la mémoire

Alain Gojosso a dit…

Terre d'arcanes en taire parle l'enfance de son évidence à dire l'essence aux bruissements de l'ébranlement qui drape à corps paré des floraisons chantantes...

Merci pour ce beau partage Maria. Bien à vous.

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS a dit…

Sublimer la douleur d'enfance reste tellement difficile en soi qu'elle ne peut être une volonté de départ quelque soit l’œuvre. Si cela arrive n'y a-t-il pas le risque de vivre l'imposture dans l'idée de reproduire à l'infini, cette déchirure ? Je préfère que cette sublimation soit inconsciente si elle se doit d'être mais rien d'autre.
Amitiés.

Roger

J... a dit…

La vie, et rien d'autre
♥♥♥
;-)

mémoire du silence a dit…

@ michel de franquevaux ...

dire

absence

mémoire




@ Alain Gojosso ...

en terre l'enfance
essence des bruissements


merci à vous pour cette belle lecture




@ LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS ...

la douleur est là en éternelle déchirure
la sublimation inconsciente bien sûr est là
comme une résilience

amitié vers vous




@ J...

YES !!!
♥♥♥
;-)