vendredi 4 novembre 2016

écume des jours








Dans le ciel un oiseau 
une tache blanche 
pétale à l’horizon    étoile première 
les dents du ciel mordent l’air 
et récurent les griffures 
solitudes   os blanchis 
chair des jours nouveaux 

au commencement 
la fin du monde et l’autre encore 
le blanc    le noir et la couture de l’histoire 
écume des jours 
silence blond 
ronde des fleurs 
la pluie ruisselle sur le visage 
de la marelle 
roulis et danse du grand fleuve 

ventre de pierre 
flanc de montagne   poche de neige 
un souffle s’installe sur le divan 
il dit   ose révéler    il s’abandonne 
pleure et fredonne ses mots d’automne 
la voix dépose 
ses maux de rose   rouges et souffrants 

lune de miel pour les passants 
et dans le ciel une plume reste 
oiseau absent




5 commentaires:

François a dit…

Beauté pure de l'instant.
C'est très beau.

Arlette A a dit…

Souffle d'un passage
présence - absence

Gérard a dit…

le blanc a le pouvoir de légèreté positive.

mémoire du silence a dit…

@ François...

Merci François pour vos mots bons et votre fidélité




@ Arlette A...

Le souffle est la vie
merci Arlette pour votre visite, je vous néglige un peu en ce moment, je deviens casanière n’ai guère la force de sortir de mon antre

Je vous dis à bientôt




@ Gérard ...

Instant de vide et de nudité entre la nuit et le jour




Maïté/Aliénor a dit…

Souffle du vent à peine perceptible. Une plume passe et je reste là, sur le bord de l'absence, cueillant vos mots un à un.