Dans les tiroirs
de ma mémoire
je broie du noir
quelle sale histoire
mon cerveau arraché
décroché de ma pensée
je suis désespérée
mon âme est broyée
cas de conscience
dans cette dure absence
à laquelle je pense
en une grande souffrance
à la grille du parloir
j’ai le blues ce soir
dans la mémoire
de mes tiroirs

6 commentaires:
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici,
Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Charles Baudelaire
L'écriture est un bon remède, vous l'avez bien compris.
Bien à vous chère Maria.
Chère Maria,
Il y a en nous des poids immenses. On est plongé dans l'héritage sale de toute l'humanité... C'est notre tâche, notre destin commun. Mais...
Il y a l'autre côté de l'histoire ! À voir et assumer !
Pour comprendre au fond... et pour faire l'alchimie finale... changer le Mal en Or ! Pour le Bien de tous. Le voir en face avant tout. En voir les moindres plis...
Comprendre l'autre côté et la tâche en elle.
La seule liberté passe par l'inclusion totale ... L'exclusion à-priori nous rend aveugles et pleins de jugement. L'humanité est en chaînes. Et tout commence par le mensonge par l'ignorance des causes et des effets et de la Réalité ! Par l'incapacité à bénir avec le cœur et le corps. Quelle école l'apprendre ! Et quelle joie infinie ! Cette tâche est un acte de conscience et elle est circulaire. L'intelligence en écoute gagne la vision ! Nous sommes libres grâce à chaque acte de libération accompli au cœur de cette Conscience. Voir et savoir l'unité et son chant.
Libérés au cœur de la Caresse du Vivant, la seule qui existe et unit dans l'amour...pour L
'offrir en retour à la Vie. Sans rien du tout s'attribuer... On meurt afin que le tout vivant soit libéré. Libres comme le Vent !!!!
@ Anonyme...
Merci beaucoup j'aime ce poème passionnément
en retour ...
"Mon insomnie a vu naître les clartés grises.
Le vent contre ma vitre, où cette aurore luit,
Souffle les flèches d’eau d’un orage qui fuit.
Un glas encor sanglote aux lointaines églises...
La nue est envolée, et le vent, et le bruit.
L’astre commence à poindre, et ce sont des surprises
De rayons ; les moineaux alignés sur les frises,
Descendent dans la rue où flotte un peu de nuit...
Ils se sont tus, les glas qui jetaient tout à l’heure
Le grand pleur de l’airain jusque sur ma demeure.
Ô soleil, maintenant tu ris au trépassé !
Soudain, ma pensée entre aux dormants cimetières.
Et j’ai la vision, douce à mon cœur lassé,
De leurs gîtes fleuris aux croix hospitalières..."
Alfred Garneau / Mes poésies
@ François...
Ecrire comme on respire dans l’aube du jour naissant …
merci à vous cher
@ Merciel …
"Jour et nuit
Ma jeunesse a été si absolument pure :
j'ai traversé la nuit sans craindre de mourir
quand la nuit n'était rien qu'absolument la nuit,
j'ai marché dans la nuit sans douter de l'aurore
lorsque la nuit doutait de ses propres étoiles.
J'ai marché dans la nuit comme au milieu du jour :
le ciel était couvert entièrement d'étoiles,
les étoiles éclairaient autant que le soleil,
ce terrible soleil qui éclaire la nuit.
La nuit me consacrait ses heures les plus belles,
la nuit avait pour moi la beauté de l'azur,
je buvais la rosée dans la coupe des roses,
les étoiles étaient aussi jeunes que moi.
La beauté jour et nuit se tenait près de moi :
je craignais la beauté plus que ma propre mort,
je ne préférais rien à la beauté des anges.
La neige jalousait la pureté de l'âme :
la neige me devait en partie sa beauté,
la neige qui laissait sa beauté dans mon âme."
Lydie Dattas / Le Livre des Anges II
Une âme comme la tienne n'est jamais broyée car elle communique avec le Tout et le Tout est inaltérable ...
Ariaga
L'écriture a cela de fabuleux, de qui de quoi écrit-on ? l'écriture est une vérité mais pas que ... comme disent les enfants... il y a entre les lignes, il y a la poésie, il y a cette musique, cette pensée dans l'image qui est et qui n'est pas...
merci Ariaga pour tes mots et ta fenêtre ouverte à la réflexion
amitié
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