vendredi 27 septembre 2019

j’écris je dis je parle







J’écris
je dis 
je parle

je dis 
j’écris 
je planche sous l’ardoise

j’écris 
je parle 
je lis la page du livre inachevé

je parle 
je dis 
je crie l’ombre de ma vie 

les champs et les moissons 
les labours éthérés 
les fleurs cachées au creux des fossés 

l’alouette au cœur de la spirale 

j’écris je dis je parle 
je planche je lis je crie

trilili





2 commentaires:

Bourrache a dit…

-
L’oiseau
Max Elskamp

Mais lors voici qu’un oiseau chante,
Dans une pauvre cage en bois,
Mais lors voici qu’un oiseau chante
Sur une ville et tous ses toits,

Et qu’il dit qu’on le voit le monde
Et sur la mer la pluie tomber,
Et des voiles s’en aller rondes,
Sur l’eau si loin qu’on peut aller.

Puis voix dans l’air plus haut montée,
Alors voici que l’oiseau dit
Que tout l’hiver s’en est allé
Et qu’on voit l’herbe qui verdit,

Et sur les chemins la poussière
Déjà, et les bêtes aussi,
Et toits fumant dans la lumière
Que l’on dirait qu’il est midi,

Et puis encore sa voix montée,
Que l’air est d’or et resplendit,
Et puis le bleu du ciel touché
Qu’il est ouvert le paradis.
-

mémoire du silence a dit…

Merci chère Bourrache pour ce coin de paradis.
Je t'embrasse.