Au début la dernière page, et l’on tourne la page, toutes les pages comme ces feuilles qui glissent dans nos songes et tournent et tourbillonnent dans les nuits du temps, avant de recouvrir d’or le corps de la vie, si fragile.
Les cailloux déchirent et brûlent les pieds de ceux qui attendent aux pieds du sacrifié. La paix hachée menu, la peine est grande. Ne rien dire et prendre, s’arracher du sommeil, tourner la clé et s’ouvrir au monde.
Dans ces longues nuits de fièvres, de sueurs froides et d’absences, l’obscurité est une vague qui recule et qui avance, qui s’achève et recommence. Une bouche ouverte dévoreuse de petits princes.
Les feuilles tombent et bousculent les branches. Ce qui s’est fait va se refaire. Le vent va reprendre sa route… là-bas… sur le chemin du crépuscule, au fil des heures et gommera avec douceur les aspérités de l’ombre.
La fièvre brûle les âmes et les cœurs, et dans cette nuit de gel les cœurs se percent et pleurent rouge, ils soufflent jaune. Des images insaisissables hantent la nuit de fièvre et d’impatience. La page se tourne et se referme, à la fin la première page.
Plus rien n’est, et plus rien il n’y a. Le chaos, le silence et tout recommence et tout renaît du grand froid…
Au commencement était… …le rien…

4 commentaires:
"car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière."
nous ne sommes que de passage
Joli le texte! bonne journée
@ Anonyme ...
;-)
@ Gérard ...
exactement, de cela j'en suis convaincue ;-)
@ Troland54 ...
Bienvenue ici, merci pour vos mots.
belle nuit
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