L’œil du ciel se referme sur le saut de l’ange, ses ailes de soie glissent sans bruit et déposent des reflets d’or sur le front de la terre. On entend les chuchotis de l’air, chevalier errant à l’instar de nos songes.
Une étrange émotion m’envahit. Des oiseaux en suspension dans le temps, jumelés, si près, si près les uns des autres qu’ils ne font qu’UN. Un seul, un oiseau pluriel, oiseau du ciel aux racines silencieuses à la croisée des chemins. Sphinx intérieur détendeur de l'énigme, harcelante question, question sans esquive, voix silencieuse qui exige la lumière.
Le rire, le silence, et la grâce du ciel.
Le cœur est un oiseau gorgé de joie et de soleil, un mot d’air pur qui habite le ciel, un enfant qui respire par-delà le couvercle des nuages, et qui retient ses rêves en un essaim d’abeilles.

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