mardi 17 décembre 2019

élégie d'encre







ouvrir les portes des cathédrales 
suivre les pas des fleurs écloses 
sous l’œil obscur et viscéral 
de la mort maigre au cou de rose 

suivre à pied les rues désertes 
couloirs rouillés des vies moroses 
percer le flanc des femmes offertes 
qui meurent de rien et d’overdose 

remplir les puits de pierres vertes 
sécher la neige des lèvres closes 
boucler la chaîne des corps inertes 
silence grave … les cœurs explosent 

la mer se fâche et crache son sel 
le ciel griffe la peau de l’onde 
danseur d’écume aux yeux de fiel 
qui nargue la lune et les secondes 




6 commentaires:

Anonyme a dit…

La mort ainsi faite est parfaite.

Bien à vous Maria

mémoire du silence a dit…

"Alors le vent tomba et il y eut un grand calme"

Bien à vous

tilk a dit…

il y a de la beauté et de l'émotion
dans tes vers
j'aime tes associations de mots
besos
tilk

mémoire du silence a dit…

muchas gracias amigo
tus palabras me encantan

abrazote

ioulia a dit…

C'est beau et tragique.

mémoire du silence a dit…

Tragiquement beau !

merci ioulia