mardi 7 janvier 2020

fantasque







L’enfant sur le chemin attrape la parole 
lui tord le cou et la pose sur un caillou 
géométriquement entre espace et raison 
tableau de mille feux sur les nuages roux 
où ses gestes se perdent   s’effacent     
                                           NU

Son rire est de silence et de fièvre ténue 
qui creuse dans sa gorge un sillon contenu 
mathématiquement entre pluie et passion 
paysage d’un corps égratigné d'un rai
où coule une rivière à l’odeur de craie   
                                           NÉ




2 commentaires:

ioulia a dit…

C'est inquiétant et beau
Merci

mémoire du silence a dit…

Il y a du beau dans l'inquiétant
et de l'inquiétant dans le beau :-)

merci ioulia