Il est bercé par un chant venu de très loin. Dans cette béatitude, il ne craint pas le froid. Ce froid qui mord et pince sa peau si tendre, si douce, sa peau de satin blanc et pétale de rose. Dans cette froide journée de pluie et de crachin, il entonne ce chant lointain, ce chant de roi venu d’un temps ancien, d’avant le monde, d’avant le commencement.
" Il écoute à travers le petit jour si froid
les obus s'envoler comme l'amour lui-même. "*
* " Et j’écoute à travers le petit jour si froid
Les obus s’envoler comme l’amour lui-même. "
Guillaume Apollinaire
(Poèmes à Lou, XXXIV/ Poésie Gallimard ... p.154

2 commentaires:
Je suis déjà venue lire ce texte et je reviens le lire. je crois que j'y entends autre chose que ce que tu as voulu y mettre: quelque chose de très personnel en relation avec notre vécu récent.
Le vécu d'avant le 7 janvier.
Je t'embrasse bien fort.
tu sais Maïté, lorsque j'ai relu ce texte après l'avoir posé, j'y ai posé moi même un autre regard qui me semble-t-il se rapproche du tien ;-)
je t'embrasse amie
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