Cœur chevillé sur les flots
à demi-mots le désir
le ciel est aux nuages
l’avenir aux oiseaux
invisible horizon
folie et cécité simplicité
des formes peintes au bord de l’eau
l’œil dore l’arrière-saison
caresse d’ambre soleil rond
les mots embrasent le jour blond
voyage tendre au cœur des ans
la corne abonde des bruits du temps
sur le chemin l’herbe est poussière
son souffle glisse entre les pierres
comme la peine au goût de sel
surprise de l’ombre entre les lignes
draps de lumière sur la rivière
le sable chante un air d’enfance
poissons de nacre nés de la marne
un cri enchante nos rêves d’argile
cœur chevillé tout près des ronces
en soif de rêves de grand frisson
de chaque branche part une voie
trouée exquise
5 commentaires:
suite de sourires tendre oui
le sable chante un air d'enfance
Si tendre, si beau.
Merci Maria, et bien à vous.
@ Brigetoun ...
sourires d'enfance et de l'âge tendre.
@ Anonyme ...
merci à vous cher Anonyme.
Exquise,
exquise,
pour quelle heure,
lune,
lune blanche ?
@ Michel ...
Oui, n'est-ce pas ?
;-)
La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...
Ô bien-aimée.
L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...
Rêvons, c'est l'heure.
Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...
C'est l'heure exquise.
Paul Verlaine
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