lundi 21 mars 2022

le fil s’effile



 
 
 
À ciel ouvert 
chemin de paille et de vent 
les hautes tours d’occident 
 
tête sur les épaules 
le temps passé 
un signe    un chant lointain 
sur l’herbe rase 
 
souvenirs d’enfance 
cheval fou 
et larmes aux cœurs 
sur les genoux les griffes du temps 
une peur tremblée 
les yeux noyés 
un peu de sel 
 
la mer chantonne 
un air du large 
sommeil du sable 
et rêve ancien d’un cheval fou 
l’enfant respire 
son cœur bat 
il tire le fil sans rupture 
brode la vie cœur chiffonné 
dans la poitrine 
 
silence des signes 
humeurs maussades 
le temps châtie les âmes grises 
 
sans mots    sans vie 
le fil s’effile 
le ciel ouvre les hautes tours 
de l’occident 
 
 
 
 
 

5 commentaires:

michel a dit…

Les hautes tours,
la grande porte,
d'orient et d'occident,
Kiew, Odessa,
les cosaques zaporogues.

Un grand bonjour et un joyeux printemps, poussins dans leur coquille.

https://www.youtube.com/watch?v=RRUD-Y_ols0

Brigetoun a dit…

je vais me contenter de ressentir et d'aimer le poème et le commentaire de Michel... mon cerveau se déplie en douceur

mémoire du silence a dit…


@ michel ...

Merci Michel pour ces notes joyeuses
en ce monde si dur et si cruel ... et pourtant si beau quand il le veut.



@ Brigetoun ...

"mon cerveau se déplie en douceur"
comme l'image est belle, merci pour cette douceur ;-)

Anonyme a dit…

Doux enfant dans le temps, tu verras la ligne dessinée entre le bien et le mal.
Merci Maria très bel écrit.
Bien à vous.

mémoire du silence a dit…

Merci à vous pour ce beau commentaire :-)