Les jours s’en vont
et il demeure
un cri du cœur
où s'en vont-ils
tout est mystère
chemin si pâle
la vie sans nom
une descendance
une extraction
dans l’escalier
il tient la rampe
mord le cuir
lave le ciel
serre les dents
son cœur est une étoile
premier sourire du temps
sa peau de sable de peur perdue
son corps échoue sur l’oreiller
au crépuscule au jour fané
colère et pleurs cœur arraché
caillou à l’œil
le jour dépose
le rang le sang
cœur sans odeur
orage sans âge
boîte à histoires
cœur morcelé et cisaillé
la joue griffée
il plie l’envol
le cri des anges
les oiseaux sont repartis
vers leurs contrées
pieds dans le fossé
dans l’eau obscure
dans le passé
les mots sont mûrs
sucrés salés
et il demeure
cœur engagé
pour commencer
recommencer
le grand mystère
la poudre d’air
chemin si pâle
la vie sans nom
la vie s'éteint
recommençons
5 commentaires:
et ne trouvons pas le chemin si long... (bon ça c'est l'âge qui me le fait dire (très beau poème)
Merci Brigitte
"Le monde peut battre de l'aile, on n'a pas le temps d'y penser
Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Fait-elle envie ou bien pitié ?
Je n'ai pas le cœur à le dire, on ne voit pas le temps passer"
Je souris, Ma Maria à nos synchronicités en ouvrant ta page ...
L'envol, le passage et le bleu au rendez-vous de nos âmes ...
Qu'elle est belle cette complicité qui traverse pudiquement le temps et nous réunit ...
Bausers tendres vers toi, Hermana de mi corazon <3
Un poème plein de mystère et d'espoir aussi, l'espoir est un mystère.
C'est très beau oui, je suis d'accord avec Brigetoun.
@ Kaïkan ...
Comme une "synchronicité de flammes jumelles".
Un abrazo fuerte.
@ Anonyme...
Merci.
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