mercredi 2 mars 2022

"quelle connerie la guerre"

 
 
    
 
    
 
    
 
    
 
 
 
 
 
Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi 
C'en est assez de vos violences 
D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous 
Je vous prie de faire silence 
Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit 
Contre quelqu'un ou quelque chose 
Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes 
Je suis pour les forêts profondes 
 
Car un enfant qui pleure qu'il soit de n'importe où est un enfant qui pleure 
Car un enfant qui meurt au bout de vos fusils est un enfant qui meurt 
Que c'est abominable d'avoir à choisir entre deux innocences 
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis, les rires de l'enfance 
 
Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien 
À en perdre le goût de vivre 
Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles 
Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien 
Et pour une rose entr'ouverte 
Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne 
 
Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse 
Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses 
Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages 
Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance
 
Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi 
Pour retrouver le goût de vivre 
Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles 
Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte 
Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne 
Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse 
 
Et, riche de dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses 
Ne plus parler de poésie, ne plus parler de poésie mais laisser vivre les fleurs sauvages 
Et faire jouer la transparence, au fond d'une cour aux murs gris 
Où l'aube aurait enfin sa chance

 

Barbara

 

 

4 commentaires:

Brigetoun a dit…

OUI et depuis des siècles beaucoup le disent et le pensent et le chantent (et certains parmi ces beaucoup sont contraints de la faire en plus de ceux qui l'aiment)

Anonyme a dit…

Oui Maria, quelle connerie la guerre.
"Vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse"
merci Maria.

Bernard a dit…

Maria, Maria, Maria
https://www.youtube.com/watch?v=4eVr0ieTx6w

mémoire du silence a dit…

Merci Bernard
pour tant de beauté
pour cette voix qui aime le coeur
et panse l'âme