Au gré des flots
sommeil flottant
le cœur ravi
le souffle court
sur la peau nue
cœur défait
au creux du lit
la nuit égraine
la lune ronde
la nuit si longue
la lune blonde
matin de pain
pour les amants
la bouche émue
cœur en lambeaux
la voix venue
du fond des eaux
oiseaux du ciel
arbres fleuris
rêve aux oreilles
du paradis
je vais tu viens
d’un long voyage en solitaire
l’âme ravie
le cœur tranché
la chair meurtrie
la nuit le jour
le matin court sur le chemin
les yeux ouverts
la bouche en feu
le cœur heureux

4 commentaires:
le titre, le premier vers, et puis "la lune égraine" et surtout le charme d'une ritournelle sans sue c'en soit vraiment une - merci
Pour la circonstance :
Lune d'Avril
Lune, belle lune, lune d’avril,
Faîtes-moi voir en mon dormant
Le pêcher au cœur de safran,
Le poisson qui rie du grésil,
L’oiseau qui,
Lointain comme un cor,
Doucement réveille les morts
Et surtout, surtout le pays
Où il fait joie,
Où il fait clair,
Où soleilleux de primevères,
On a brisé tous les fusils.
Lune, lune d’avril,
Lune
Maurice Carême (1899 - 1978)
Pour votre circonstance à vous et qui vous lit:
Qui comme.
En avance, comme on revient au monde, espace, temps, les alentours, une semaine, et tout devant, sans rien faire, ni renoncer, ne dire, ne redire, qu’il nous fait, bons, regarder, et ensemble, en avant, sur la mer, par-delà, on est enchanté, je te tiens et tu me ploies, j’en suis encore, et encore, voyage et retour,
Ulysse descendant, on reprend, on entend, je suis et ici je pense, droit et dedans, en son cœur, en son âme, sur mon sang et sans plus ne rien dire, je tourne et tu m’obsèdes, je viens, et ici, pour ici, j’en suis encore étonné, étourdi, je tremble, et tout, tout ici, pour ici, par ici, s’agite, je demeure, on tient,
Ulysse vient-on, tremble-t-on, je suis perdu, et pour ici, et par ici, que faire que reprendre, et dire, et renommer, de feuilles en feuilles, et à l’écorce et au sable, du sel et du sucre, pour changer le pain en fleurs et en oubli, je te cherche et tu deviens, et tu me laisses entendre : abandonne, fléchis, retourne,
et tente, tente, ose comprendre, il se retourne, on se revoit, je risque le plus haut, j’enferme le plus blanc, sous les assiettes, sous les draps, d’étagères en étagères, tu tiens, tu viens, aurore aux doigts de roses, et je demeure.
13 avril 2022.
@ Brigetoun ...
merci à vous Brigitte pour votre regard et votre fidélité.
Beau We de Pâques, le temps est si beau et la nature en plein essor.
@ michel ...
merci pour cette lune d'avril si jolie
et votre texte dont on reconnait la marque, vous écrivez donc... comme cela est bon
Merci beaucoup pour le cadeau
Je vous souhaite de belles fêtes de Pâques
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