Tu te souviens
pour vivre encore un peu
dans le cercle imaginaire
d’un regard retrouvé
épaule contre épaule
jusqu’au crépuscule
yeux tournés enracinés
dans des paupières de papier
mains tendues vers l’ailleurs
chemins des jours perdus
cœurs soufflés au bord
du monde
bouche ouverte
d’un matin clair
sous le drap du sacrifice
et d’ombre rousse
tout renaît à nouveau
le temps est lisse
comme peau sous le manteau
fraicheur de l’eau
la vie en pleine lumière
jour venu et revenu comme l’oiseau
la nuit le jour le jour la nuit
tout est ajusté
le désordre est en chemin
dans l’ombre des ornières
où les eaux sont partagées
et les cœurs dépouillés
tu te tiens dans la lumière
des nuits de lune et de l'oubli
rumeur et souffle de la pluie
la vie est un défi
épaule contre épaule
oublions le fardeau des mots
pour vivre encore un peu
au temps du renouveau

3 commentaires:
juste les petits bonheurs (ou grands) humains
Fragilité de la vie, c'est ce qui fait sa force.
C'est très beau Maria, merci.
Bien à vous.
@ Brigetoun ...
Petits ou grands ne les fuyons pas.
Merci Brigitte.
@ Anonyme...
Merci.
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