L'été
commence
la vie
passe
cœur de nuit
dans la poche
une main d’enfant
ouverte au temps
la chair et le mot
sont incompris au ciel
voici que tarit l’été
la tête pleine du soleil des ans
un goût de sang sous la langue
la joie croquée ouvre son cœur
les cailloux sont comptés
le pain est délivrance
dans l’eau chante le vent
la puissance est au sol
tout est poussière
secret
le ciel si lourd
un frisson
un envol
cœur dédoublé
mémoire en suspens
la vie
une trace

2 commentaires:
le cycle
recommencements
Soleil et chair
Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l’amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu’il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
Et tout croît, et tout monte !
(...)
Arthur Rimbaud
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