" Vivre en poésie, ce n'est pas renoncer ; c'est se garder à la lisière de l'apparent et du réel, sachant qu'on ne pourra jamais réconcilier, ni circonscrire.
" ~ Andrée Chedid
dimanche 7 août 2022
merci à Bernard pour : "Le chant du hibou"
2 commentaires:
Bernard
a dit…
" Le jour mûr parlait aux montagnes : « Je suis bien fatigué désormais, bien fatigué. Laisse-moi m’allonger sur vous et demain je m’éveillerai pour ramasser les perles de mon collier, je les oublie toujours sur l’obscurité. » Et les montagnes bleuissaient, bleuissaient. Le cœur violet du soir était traversé par le dernier rayon de soleil. La courbe de la rivière ! La courbe du canal ! La courbe du chemin de peupliers blancs ! La tête noire de la première ombre pointa au sommet de la colline : « Préparez vos balais, mes belles amies ; nous avons aujourd’hui énormément de lumière à balayer ! » Et le sage hibou, qui attendait dans l’olivier, lui cria : « Tu oublieras toujours quelques gouttes. » Un silence neuf parfumait les joncs. Sur une pente du crépuscule quatre peupliers blancs se miraient dans l’eau.
2 commentaires:
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Le jour mûr parlait aux montagnes : « Je suis bien fatigué désormais, bien fatigué. Laisse-moi m’allonger sur vous et demain je m’éveillerai pour ramasser les perles de mon collier, je les oublie toujours sur l’obscurité. » Et les montagnes bleuissaient, bleuissaient.
Le cœur violet du soir était traversé par le dernier rayon de soleil.
La courbe de la rivière ! La courbe du canal ! La courbe du chemin de peupliers blancs !
La tête noire de la première ombre pointa au sommet de la colline : « Préparez vos balais, mes belles amies ; nous avons aujourd’hui énormément de lumière à balayer ! » Et le sage hibou, qui attendait dans l’olivier, lui cria : « Tu oublieras toujours quelques gouttes. » Un silence neuf parfumait les joncs.
Sur une pente du crépuscule quatre peupliers blancs se miraient dans l’eau.
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Grillons
Federico Garcia Lorca
Muchisimas gracias
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