dimanche 16 octobre 2022

comme une étoile filante

 
 
 
 
 
 
La nuit 
sous les étoiles 
                 écouter 
                 et entendre 
                 la respiration des branches 
 
une chose 
          une autre 
                    la vie ici-bas 
 
le temps comme une étoile filante 
 
bouche pleine de mots 
le cœur murmure sous les feuilles 
une complainte 
                une errance 
 
au fil de l’eau la mémoire est de silence 
 
 
 
 
 

2 commentaires:

Brigetoun a dit…

suis trop sensible à la complainte en ces jours vais me réfugier sous les feuilles

merci de rendre ça si doux

mémoire du silence a dit…

@ Brigetoun...

"Elle se leva et vint coller son front aux vitres froides. Puis, après avoir regardé quelque temps le ciel où roulaient des nuages sombres, elle se décida à sortir.
Étaient-ce la même campagne, la même herbe, les mêmes arbres qu'au mois de mai ? Qu'étaient donc devenues la gaieté ensoleillée des feuilles, et la poésie verte du gazon où flambaient les pissenlits, où saignaient les coquelicots, où rayonnaient les marguerites, où frétillaient, comme au bout de fils invisibles, les fantasques papillons jaunes ? Et cette griserie de l'air chargé de vie, d'arômes, d'atomes fécondants, n'existait plus.
Les avenues détrempées par les continuelles averses d'automne s'allongeaient, couvertes d'un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage prêt à s'égrener dans l'espace. Et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer, ces dernières feuilles, pareilles à de larges sous d'or, se détachaient, tournoyaient, voltigeaient et tombaient."


Maupassant / Une vie (extrait chap. 6)