Il y a le silence
le tremblement des mots
une histoire aux souvenirs déformés
des rêves de glace et de soleils éteints
un souvenir dans l’ombre un désir gommé
écrire pour se souvenir et lire pour oublier
épeler les chagrins en égrenant les mots
et contenter le peu la peur de l’inutile
le désordre des jours dans le creux de la joue
il y a ce sanglot
long comme un fil au loin
un cœur arraché à la poitrine du temps
des corps perdus meurtris armés et désarmés
dans des silences gonflés de peurs du lendemain
aimer pour vivre encore et embrasser le monde
essuyer les chagrins et recoudre les mots
déguster tout ce peu dans le creux de la main
la saveur des jours bien au chaud sous la langue
il y a
des mains blanches et noires qui se tendent
des peaux multicolores en guise de drapeaux
des lumières dans les yeux des enfants réveillés
il y a des oreilles
et des langues déliées
des visages tournés vers la vie au grand jour
il y a l’arbre à paroles
chaque feuille est une joie un mot contre l’oubli

2 commentaires:
oui il y a aimer pour vivre encore
et tout me reste - bau Maria
merci beaucoup Brigitte
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