vendredi 20 janvier 2023

le deuil est entré

 
 
 
 
 
Ils ont tué l’amertume pour endormir la blessure. Une égratignure. 
 
La mort est assise dans le calme matin. Elle est douce et belle dans sa robe de satin. Une aventure, une griffure dans le creux de son cou. 
 
Les pages brûlent. Les jours sont perdus, à l’abandon. La lecture est douloureuse pour qui tourne les pages. Elles sont d’os et de chair, et de vie en dedans. 
 
Le deuil est entré dans les jours d’après, le froid a gelé toutes les pages du livre. 
 
 
 
 
 

4 commentaires:

Brigetoun a dit…

a gelé toutes les pages brûlées
ce qui suit et s'étend après le deuil

Marcel Peltier a dit…

Un texte intéressant...

Miche a dit…

C'est très beau !
Les images évoquées par vos mots sont vivantes !

mémoire du silence a dit…

@ Brigetoun ...

un long chemin...



@ Marcel O. Peltier ...

Merci beaucoup et bienvenue
votre appréciation me touche ...



@ Miche ...

La vie devant soi
La vie et rien d'autre
;-)