Cendre et coquillages, joyaux des îles en feu. Or au poignet, secret du sable. La destruction est grande, le néant est pire que l’absence. Aubes rudes à venir.
Sous le sable des images incertaines, des processions de lumières. Signes et revers, écriture noire sous la cendre. À chaque instant la mort surgit.
Le monde est sans restes, délaissé, abandonné sur l’obole de la faim. La barque navigue seule, elle est vide de larmes, accrochée à la nuit qui vient.
La vie est étouffée, cœurs mouillés et fleurs arrachées. Les mains trouent les tentures de la nuit et se brûlent les doigts à la transparence du jour.
Herbe sèche, cailloux aiguisés au silence des îles.

4 commentaires:
mais une petite étoile de mer cachée sous quelques algues
tapie sous les algues elle regarde la plage
Au loin,
nageurs perdus.
Et puis :
" Des oiseaux par milliers volent vers les feux par milliers ils tombent par milliers ils se cognent par milliers aveuglés par milliers assommés par milliers ils meurent
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles les oiseaux il les aime trop alors il dit
Tant pis je m’en fous !
Et il éteint tout
Au loin un cargo fait naufrage un cargo venant des îles un cargo chargé d’oiseaux des milliers d’oiseaux des îles des milliers d’oiseaux noyés."
Jacques Prévert.
@ michel...
https://www.youtube.com/watch?v=KYtal-mQqVk
https://www.youtube.com/watch?v=9MfkD1zf_t0
https://www.youtube.com/watch?v=2o-2ynhYO94
https://www.youtube.com/watch?v=gHNmxFjc6Ns&t=21s
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