Entre les mains le pain, l’eau et le vin. La ligne du fleuve au loin. La vie en parchemin. Une évidence, un destin. Une histoire sur le chemin. Les mots en éventail attendent la phrase enfin. Petits secrets des mots au cœur d’une nuit sans fin.
Dans le ciel une étoile, un cœur rouge, le sang de la vigne. Bouche pleine de mots au souffle rond, goût de miel. Sur la page du livre les lignes s’entrecroisent, se rapprochent et s’éloignent. La pensée glisse sur le blanc du papier.
La lune veille, son visage pâle à la lucarne. Sur sa joue les épines du jour ne trouvent pas le sommeil. Eau du ciel, les tuiles tintinnabulent. La nuit est longue, blanche comme les pages du livre. La douleur s’installe dans les plis de la nuit.
Un éclair, tout s’éclaire. Une danse des fleurs, germination silencieuse. La phrase, la voix, les mots, le souffle régulier là au bord du grand fleuve. La ligne enfin, droite et fine.

2 commentaires:
re naissance éternelle
qui vient toujours après la nuit
merci Brigitte pour ici et ailleurs ;-)
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