mercredi 1 mars 2023

libre le poète

 
 
 
 
 
 
Oiseaux vers l’horizon, une histoire de ciel et de nuages. À un fil pend l’étoile. Le regard se perd dans l’air. Les rires défient la poussière, et dans la bouche le grand mystère. Logique secrète du grand chemin. 
 
Un peu de sel, un peu d’espoir, la terre recèle de grandes histoires. Au nom du simple, au nom de la loi, ce qui enferme les jours sans nombre. Patience des berges et des intrigues. Leçon de choses. 
 
Le sable pleure, la roche meurt, et dans la main le commencement. Le ciel insiste, la peau s’écaille, dans la verdure marche le temps. Pages secrètes d’un livre ancien. Libre le poète qui dit le vent. 
 
Une émotion, un sentiment et sans contraintes serrer le cou de l’aube grise. Vivre l’instant, les oiseaux libres vers l’horizon. 
 
 
 
 
 

4 commentaires:

Brigetoun a dit…

aime tout spécialement la dernière phrase

mémoire du silence a dit…

merci brigitte


"De temps en temps le cœur trébuche et bronche
C'est comme quand le pas a manqué une marche
Le temps qui filait lent soubresaute un peu
et un ancien fragment de la vie rejaillit
pas du tout avec un vieux goût d'autrefois
mais frais comme un instant qui vient de s'inventer
un instant neuf un jour d'été juste arraché au temps
avec des taches de soleil à travers le feuillage
un rire d'eau coureuse au-dessus du gravier
et un martin pêcheur en couleur acryliques
qui crie son rouge et vert et noir et s'échappe en flèche
du trou où il se niche à la rive des foins.

La vraie vie pour de vrai tourne le commutateur
L'été s'éteint C'est novembre à nouveau
et la longue pluie grise d'un automne sous l'eau
J'essaie de retrouver l'instantané d'instant
Comment fait le soleil quand il joue dans le vent ?
Comment est la chanson de l'eau dans le soleil ?
Quelles sont les couleurs justes du martin-pêcheur ?
Le jour tombe Un reste de clarté
fait briller le mouillé sur les feuilles des arbres
Puis c'est le noir Pluie Nuit Clapotis
Je vais monter du bois pour allumer le feu
en écoutant la pluie ruisseler sur le toit
Je voudrais retrouver les couleurs de l'été
et la jeune lumière des matins d'autrefois
l'instant neuf l'odeur de juin
et la longue clarté dorée d'un lent couchant"


Claude Roy

michel a dit…

Connaissez vous:
"Trompe-l'œil
Montagnes au-dessous du niveau de la mer.
Un cheval mange sur le toit.
Pente raide; la vache à l’aise
comme une mouche,
caressons-la.
Tiens! elle est à deux kilomètres.
Derrière le sommet,
(la terre est ronde)
Elle se cache.
Et toi, si loin,
Si près de moi."

Jean Cocteau (1889 - 1963),

ici "Trompe-l'œil" est la dernière mélodie:
https://www.youtube.com/watch?v=zxx18JkrlYg

mémoire du silence a dit…

Merci! merci !
non je ne connaissais point
et comme c'est charmant
confusion et perception
si près si loin