La mémoire va sans attendre, et sans retour. Consolation et gratitude. Les eaux de pluie s’écoulent, croissantes et troubles, demandant à l’improbable de duper le vraisemblable.
Fleur au fusil refaire le monde, suivre les sentiers de la déraison. Relire l’histoire, saisir les mains de la terre et les laver de son sang, panser ses meurtrissures. Le temps nous révèle l’incontrôlable et l’écœurement.
L’amour est une illusion en ce monde où l’homme ne conçoit que des projets dévastateurs. Plus de pitié, ni de miséricorde, le mal est semé et récoltons la terreur. Nos cris restent vains.
Il nous reste la mémoire, le souvenir des belles choses où chaque mot était une phrase, et chaque phrase un vivant poème. Va. Va, le monde est un espoir, le monde est notre histoire, le monde est la mémoire.
.

2 commentaires:
il nous reste la mémoire (en ma filtrant... elle peut aussi être poison)
elle est mémoire avec ses sucres et ses amers
merci Brigitte
Enregistrer un commentaire