Je rêve en pagaille de grandes batailles Je rêve de guerriers massaï et un grand frisson m’assaille Je rêve de volailles qui piaillent dans les semailles elles cherchent victuaille se moquant des épouvantails Je rêve qu’un train déraille - je passe les détails - dans mon sommeil je tressaille mon rêve se débraille et je prends l’autorail Je rêve que je lis en braille une histoire de cailles et de bétail qui s’encanaillent en mangeant de la tripaille Je rêve que j’écaille du poisson avec une tenaille mon frère me chamaille alors je lui cisaille son chandail Je rêve que je saute une maille mon tricot se démaille et je tombe au pied d’une muraille je cherche une faille et trouve un soupirail derrière de la limaille en pagaille Je rêve de médaille de château en Cornouaille où des seigneurs ripaillent rêvant de Versailles Je rêve d’Arletty de sa gouaille elle criaille et rouscaille après la flicaille Je rêve que je travaille à un vitrail il est de taille il ne faut pas que je pinaille Je rêve de L’Enlèvement au sérail Belmonte et Konstanze y chantent des louanges jouant de l’éventail Je rêve que Boccherini me joue sa Passacalle je me réveille et je baille dans la paille je referme le portail et repars avec mon attirail
Maille à partir, blague à part, quand la maille de cette femme se mettait à filer elle essayait de la stopper avec un doigt mouillé de salive – le même doigt que je passais sur la plume sergent major pour la dégraisser
Mon écriture on dirait essaie de passer à travers les mailles de cette trop bonne littérature qui ronronne comme un moteur qui tourne à plein régime et laisse le lecteur baba
Mes mailles à moi sont cette petite monnaie que l’on donne aux enfants sans compter
Ce sont mes petites trouvailles qui font la page et qui parfois retombent dans l’oreille d’une lectrice qui s’en saisit
Ce sont mes reprises de chèvrefeuille et de bignonia qui marcottent et font l’enchantement de ma pergola

2 commentaires:
Maille à partir, blague à part, quand la maille de cette femme se mettait à filer elle essayait de la stopper avec un doigt mouillé de salive – le même doigt que je passais sur la plume sergent major pour la dégraisser
Mon écriture on dirait essaie de passer à travers les mailles de cette trop bonne littérature qui ronronne comme un moteur qui tourne à plein régime et laisse le lecteur baba
Mes mailles à moi sont cette petite monnaie que l’on donne aux enfants sans compter
Ce sont mes petites trouvailles qui font la page et qui parfois retombent dans l’oreille d’une lectrice qui s’en saisit
Ce sont mes reprises de chèvrefeuille et de bignonia qui marcottent et font l’enchantement de ma pergola
et le commentaire est de même tenue que le texte
Enregistrer un commentaire