lundi 7 août 2023

derrière le mur



 


 
 
 
Mur drapé d’images, les doigts soulignent la ligne de fuite. Des rires éclatent et les draps claquent, mélancolie des corps offerts. Le jour est clair, dans les ruelles le ciel est bleu. Eaux partagées pour les damnés. Le fil est mince, les mots se noient au cœur des larmes. Sur l’autre rive le vent respire, il se souvient les jours pâles et les étoiles, les quais de gare au regard d’encre. 
 
Oser le titre, les jours de fuite, les pages écrites si bleues et délavées. Au pied du mur une voix se lève, une chanson triste emplit l’espace. Derrière le mur l’océan gronde, il va, il vient, tire les ficelles de l’onde blonde. Les rires se taisent, la nuit est triste, des âmes grises courent sur le sable. 
 
 
 
 
 

3 commentaires:

Brigetoun a dit…

mais puiser autant résignation et calme que détresse dans cette indifférente permanence de l'eau

M-Somalie a dit…

Merci.
Je pense à ceci.

https://www.pressenza.com/fr/2018/06/home-poeme-sur-limmigration-ecrit-par-une-immigrante/

mémoire du silence a dit…

@ Brigetoun ...

des traces de vie...



@ Somalie ...

Merci à vous et bienvenue ici
merci pour le lien