mercredi 9 août 2023

nous sommes

 
 
 
 
 
 
Nous sommes la confusion, le tremblement. Surpris par l’aventure une angoisse de métal agite les cœurs. Le vent s’engouffre dans l’ocre du temps. La nuit est noire, les cœurs s’affolent dans les poitrines désaccordées. Là-bas, la déchirure, une plongée dans les abîmes. Oiseaux de nuit dans le jardin de l'enfance. 
 
Tout recommence, et tout éclate comme dans le temps des pierres plates. Nous sommes les messagers de l’existence, des cœurs perdus, des cœurs trouvés, des regards tendres, et puis les cendres des jours pliés. Hier encore, perdus dans l’ombre de notre histoire nous nous taisions, nous palpitions comme oisillons au fond du nid. 
 
La gloire est sotte, elle est contrainte et anoblit les plus idiots. La corde est raide, elle est tissée d’or et d’argent, et brûle les mains des pauvres gens. Nous sommes la confusion, le tremblement et l’effarement. Là-bas plus loin, une trace, un rayonnement parmi les pierres, une constellation où tout se perd. 
 
 
 
 
 

7 commentaires:

Brigetoun a dit…

que cette confusion est belle !
et qie ma gloire est sotte en effet

Anonyme a dit…

Très belle page Maria.
Merci, vous donnez du baume au coeur.
Continuez à nous tendre la main.

estourelle a dit…

J'aime infiniment!

Kaïkan a dit…

Un graphisme et des mots entre promesse et blessure ...
J'en aime la hardiesse et la fragilité ...
Pensées douces vers toi, Ma Maria ;-)

mémoire du silence a dit…

merci à vous trois

Kaïkan a dit…

Entre élan et blessure palpitent les graphismes et la vie ...
Je renvoie mes mots, Ma Maria ...
Ils semblent s'être évaporés, tels des oiseaux vagabonds ☺️
Pensées douces vers toi, Mon amie ❤️

mémoire du silence a dit…

Kaïkan, tu étais dans les spams
Je viens de te libérer ...
merci