lundi 18 septembre 2023

" ce qui fut sans lumière "

 
 
 
 
Au temps un peu plus sombre, il écrit pour lever le jour. L’air est broyé en ce matin d’été, un silence béni envahit l’atmosphère. Une histoire d’hier au secret absolu, une perle de lune oublieuse des nuits. Le sommeil est grand dans les gorges du temps, la mort est vertueuse quand elle glisse sur l’étang. Le désir est plus grand que le ciel, les étoiles et le grand océan. Sur les chemins de cendre il dit ce qu’il écrit, et écrit ce qu’il dit, pour le partage des eaux et la joie des cristaux. 
 
« Ce qui fut sans lumière »*, parmi les choses dites, parmi les choses écrites, est ici l’aube du mot. 
 
 
 
*Yves Bonnefoy 
 
 
 
 
 

3 commentaires:

Brigetoun a dit…

ce qui fut saus lumière
belle formulation, qui a inspiré très beau dessin

mémoire du silence a dit…

merci Brigitte pour votre bienveillance :-)

Lenoir Michèle / La Quête de Kaïkan a dit…

Je souris Ma Maria ...
Les mots que tu poses font écho à nouveau à " L'Instant "
Pensées douces vers toi, Ma Complice poétique <3