Au bout de chaque branche, des feuilles et des fruits vestiges de la mémoire. Sous l’écorce, un grain, un éclat, une histoire oubliée, un cœur en hiver, un oiseau revenu au printemps des années. Bois limé, fétus, ramilles, poussière d’étoiles, fil d’or, le temps est à l’arrêt.
Souvenirs sous les arbres, cœur à cœur en sursis et baisers de rosée. Herbe rase et duvet sur la joue. Dans la toile d’araignée perlée de lumière un évènement enfoui, un reste de grésil, un refrain mal appris. Au souffle du printemps le réveil est certain.
La joie est dans la terre, l’espérance est aux nues. Sous la pierre du jardin, un murmure tout d’abord confus, puis des mots, des couleurs, un poème sourit. La vie, rien que la vie.

2 commentaires:
et merci au poème qui sourit
et à vous Brigitte aussi
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