Et vous
en-allé
vers la mer
où
tout commence
se recouvre
nul ne comprend
votre pas y flotte
sur la marche
tout pèse
le grain
la pierre
le souvenir
au commencement
était la parole
le cœur ardant
l'envol
***
Oh vous
ayez pitié
de la terre
et des hommes
regardez
la beauté
scintiller
***
Au commencement
Était la parole
L’Éternité
:
C’est la mer allée
Avec le soleil
Science avec patience
:
Saison porte raison

7 commentaires:
et la mer et vous continuez
Élévation
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
Ch. Baudelaire
Oh vous
ayez pitié
de la terre
et des hommes
regardez
la beauté
scintiller
merci à toi
pour ce bel écho
L’Eternité
Arthur Rimbaud
Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.
Âme sentinelle,
Murmurons l’aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s’exhale
Sans qu’on dise : enfin.
Là pas d’espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.
Arthur Rimbaud, Derniers vers.
Au commencement
Était la parole
L’Éternité
: C’est la mer allée
Avec le soleil
Science avec patience
: Saison porte raison
eT OUI mICHEL,
merci pour cet écho
J'ai posé ces vers aujourd'hui même sur un site ami
"Âme sentinelle,
Murmurons l’aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
merci merci
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