Trêve
étonnement des nuages
parmi les astres
le temps est un supplice
dérive des jours et des amours défuntes
entre les lignes
les mots sont reprisés
la peine est dans le pli d’une passion ancienne
clôture des jours
et fil à la dérive
le langage est froissé
les herbes une à une luttent avec le sommeil
sillon d’étoiles
et joie des rêves
la nuit murmure des paroles de pierre
le grain est sur le mur
au creux des certitudes
brisures de lune entre les feuilles étincelantes
l’arbre est autre
dans l’air acide
de cette nuit éteinte

4 commentaires:
len d"rote ce matin où je tombe du lit - ça résonne
"Un bel oiseau me montre la lumière
Elle est dans ses yeux, bien en vue.
Il chante sur une boule de gui
Au milieu du soleil."
P. Eluard
"Tu vois un bel enfant
quand il joue
quand il rit
il est bien plus petit
que le petit oiseau
du bout des branches"
Paul Eluard (je crois)
Bien sûr cher Michel, Paul Eluard :
"Tu vois le feu de soir qui sort de sa coquille
Et tu vois la forêt enfouie dans sa fraîcheur"
et là :
cadeau
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