Ah Que La Vie Est Belle
"Des roses de cristal
crissent et s'amollissent
mon amour sans rival
murmure des délices
Il prend ma taille ronde
Et ronronne sur elle
pour jouer je lui gronde
des menaces cruelles
L'opéra vermeil
s'échappant du laser
emplit l'air de soleil
et d'ombres passagères
Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien
On marche dans l'hiver
brillant comme une abeille
brillant comme un éclair
qui dure et émerveille
La joie vous souffle au cœur
on chérit l'univers
comme un enfant de chœur
son dieu d'éther et de chair
Loin des bombes et des balles
goulu comme un bébé
sensuel on inhale
la fumée adorée
Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien
Sans rien chercher je trouve
au détour d'un instant
une euphorie de louve
un amour de Satan
Après de sombres heures
plus doux sont ces moments
où l'on crie de bonheur
comme un petit enfant
Encore tes baisers
vie secrète et changeante
je saurai te donner
mon âme si méchante
Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien"
La Symphonie Pastorale
"Je suis la Liaison Dangereuse
Entre les astres vénéneux
Aspirée par les nébuleuses
J’ai le Diable au Corps ou c’est Dieu
Errant entre les murs de feu
D’un antre Au Dessous du Volcan
Crachant la limonade bleue
Je fuis les Hauts de Hurlevent
Où se cacher dans ce pays
Que règlent le Rouge et le Noir
Pas une porte de sortie
De l’Autre côté du Miroir
Je suis la Machine Infernale
Et la Symphonie Pastorale
J’aspire aux matins en enfance
Où se calment les Possédés
Les matins transparents
Qui dansent
Balayés d’un vent d’Odyssée
Je rêve d’une sieste jaune
Dans le Gai Savoir de l’été
Loin de l’autel pervers où trônent Les Fleurs du Mal carbonisées
Et je m’en vais sur d’autres ailes
Laissant sans vice ni vertu
Aux Petites Filles Modèles
La Recherche du Temps Perdu
Je suis la Machine Infernale
Et la symphonie Pastorale
Dame à la licorne ennivrée
Je vis ma Saison en Enfer
Et puis je joue à chat perché
Dans le Silence de la Mer
Je suis le Lys dans la Vallée
Evanouie sous les baisers
Je suis la voiture d’Orphée
Parlant le langage des fées
Je conduirai Les Misérables
Aux palais des rois trépassés
Nous ferons des statues de sable
Aux Chemins de la Liberté
Je suis la Machine Infernale
Et la Symphonie Pastorale"
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire