jeudi 1 août 2013

étoile de mer









Étoile de mer, cri ouvert. 

Liberté de l’œil, pureté du vide, la vérité plonge. Lambeaux du soir, fenêtres obscures. Dans l’antre la parole est de cire, duperie, et griffure, brisure de l’écaille. Chant de l’âme. 

Le bras au sillon tourne et se dénude, palabra blanca, espuma verde. Je m’en vais sur les rides du monde. Pleurs et cris. Fleur noire dans le ventre du songe. Racine mère. 

Luna lunera en la tierra escrita. Mentira. Il s’énamoure de son image, souvenir du ciel. Instant vivant. Chuchotement de l’ombre sur la paroi du rêve. Joie nouvelle. L’air frise l’onde. 

Papier de braise, l’abeille se consume et embrasse la plume. L’heure est à l’histoire, à la mémoire du mot. « Fleuves impassibles ». Oiseaux des brumes caves. Dans l’oreille du ruisseau un caillou a pleuré. Eau.

Sacrifice de miel, par l’oiseau traversé. 

« Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne ». Ton cœur est une fleur que ma main cueille et donne au ciel des nuits. Le souffle, un dessin, une étoile se dilue dans l’œil.

Empressé et vaillant le cœur souffle les roses. Fil de l’air à ses pieds. Dans l’eau la voix se noie, elle est espoir. Feuilles aux branches, poussière des grands soirs, le psaume est un oiseau, une consolation. Corazón en el pecho.




8 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

la garrigue se noie de formentera à gibraltar
là où le ciel se perd dans le sel
grand mélange des eaux
l'espoir insensé effleure l'océan

mémoire du silence a dit…

@ Patrick ...

l'eau du ciel
à Gibraltar
espoir
insensé ou pas
la mer est là

O a dit…

Le miel était défendu dans les sacrifices offerts à Dieu

"Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel."(Lévitique 2:11)



2:1 "Lorsque quelqu'un fera à l'Éternel une offrande en don, son offrande sera de fleur de farine ; il versera de l'huile dessus, et il y ajoutera de l'encens."

2:2 "Il l'apportera aux sacrificateurs, fils d'Aaron ; le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d'huile, avec tout l'encens, et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel."

Gérard Méry a dit…

je suis en bord de mer et je vois des étoiles; il y a surement la tienne

Anonyme a dit…

cuanto me gusta leerte
tienes un talento increible
tus palabras me encantan
besos
fernando

jeanne a dit…

plaisir de te lire
au souffle des roses

arlettart a dit…

Etoiles tombées du firmament étincellantes pour croire encore et toujours que ciel est au bord de l'eau

mémoire du silence a dit…


@ O ...

Odeur de pain au miel
;-))



@ Gérard Méry ...

En bord de mer
quelle chance !!!



@ Fernando ...

gracias



@ jeanne ...

"Une rose seule, c'est toutes les roses
et celle-ci : l'irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.

Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle."

Rainer Maria Rilke





@ arlettart ...

"Pour écrire un seul vers (…)
il faut savoir repenser (…)
à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles "

Rainer Maria Rilke