mercredi 19 mars 2014

écrire







Écrire sur la pelure du temps
l’indépendance des jours
la marque sensible
l’obscur

Écrire comme l’on rapièce
le drap altier
d’un lit princier
en marge
de la page

Écrire le rêve
la profusion des images nocturnes
les teindre en rouge
mots alignés
encrés

Écrire la lumière de l’aube
la transparence du papier
le cœur défait
enfanter




6 commentaires:

O a dit…

Ecrire et enfanter dans un même cri, la vie.
merci encore chère Maria, une fois de plus c'est très beau.

arlettart a dit…

Les mots que l'on regarde prennent un autre sens
Pensées vers vous
Arlette

Patrick Lucas a dit…

écrire pour se souvenir
des mots passés fondus
dans les nuits oubliées

Gérard a dit…

Écrire avec les pinceaux et peindre avec les mots c'est joliment fait.

brigitte celerier a dit…

sans relâche et avec justesse
le savez

mémoire du silence a dit…

@ O ...

Tout est histoire de cri ...



@ arlettart ...

C'est une question d'attention dirait-on !!!



@ Patrick Lucas...

Ils sont tout simplement recyclés
Ils existent sous une autre forme
mais ils sont là bien présents



@ Gérard ...

"Un poème est une peinture invisible.
Une peinture est un poème visible"
Guo Xi



@ brigitte celerier ...

une histoire de persévérance
et d'amour aussi, bien entendu