vendredi 4 juillet 2014

en résonance dans l'escalier [2]







Ils avancent et se fraient un passage, boivent de grandes goulées de sable et de soleil. Les vagues sèchent leurs lèvres, larmes de sel. Oreilles ouvertes au fond de mer, les doigts s’accrochent au vent du large. Pieds en étoile, la mer se signe. 

Les enfants jouent, effleurent la mort et se relèvent, mangent la vie. Poitrine ouverte ils prennent le ciel, les bras en croix, les âmes offertes, la déraison au creux du cœur. Dents blanches et fraiches, morsures de l’âge. 




4 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

le soleil durcit le sable
dans les châteaux écroulés
les enfants jouent en riant

François a dit…

Votre monde est beau, insolite et mystique et vous savez si bien le retranscrire en mots, images et couleurs.
Merci chère Maria pour ce cheminement poétique.

Anonyme a dit…

"Pour celui qui crée, il n'y a pas, en effet, de pauvreté ni de lieu indigent, indifférent." Rilke
Tant de richesse et d'amour en vous, merci Maria, vous lire est toujours un bonheur.

arlettart a dit…

Enfants en innocence
de rêves en gestation
et d'espoir infini