dimanche 6 juillet 2014

en résonance dans l'escalier [3]







Ils sont le ciel, des immortels. Ils sont enfants au bout des branches, cœur aquarelle, bouche en marelle, et yeux de sel. Silence blanc, rien ne susurre, l’air est de miel. Sur les marches le temps s’assoit, griffe la paroi, effeuille la rose des insomnies, la bouche en croix. 

Le ciel s’ouvre, le noir flamboie, les voix insistent et puis se noient. Pierres célestes, fétus de joie, l’oiseau les berce, couffins de soie. Les enfants tremblent, s’accrochent au monde, à leur vie d’ambre.




3 commentaires:

François a dit…



L’enfance

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?

Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

Gérard de Nerval

arlettart a dit…

Papillons dans les arbres
Fleurs à peine écloses
Les rêves volètent en enfance

Gérard a dit…

...les enfants du Paradis