vendredi 6 février 2015

cet autre là-bas







La réalité s’incruste 
          – délier – gommer 
poésie consolatrice 
          – elle dit le manque 
l’absence 
          – elle dit ce qui serait et qui n’est pas 
prémisses de la poésie 
          – le sel du langage 
la présence de l’instant 
l’étincelle de la matière 
l’ombre d’une vie 

viens que je te dise l’empreinte 
          - l’encre noire 
le blanc articulé de chaque mot 
ses osselets de verre 
cette présence intime 
          - cet autre là-bas 
comme le vent dans les herbes 
signes énigmatiques à la blancheur de lait 
tombés là en silence 
comme neige 
dans le pré 





8 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

un regard perdu entre les
grandes herbes qui s'agitent
au vent froid de neige blanche
plus loin très haut s'en vont
trois nuages noirs glacés
frileux

arlettart a dit…

L'autre, là - bas
Entre les lignes et traits noirs
une lumière diffuse
Espoir

François a dit…

Comme un grand piano noir jouant ses notes de lumière.
Très belle encre, très beau texte.
Je vous salue chère Maria

Gerard a dit…

texte et peinture en noir et blanc

Kaïkan a dit…

Je suis venue ...
J'ai écouté, Ma Maria et j'ai aimé ...

J... a dit…


"La vérité fuit comme de l'eau entre les doigts - qui sont les mots. "
Pierre Soulages
J'♥♥♥

Yanis Petros a dit…

pleine d'ombre
la brosse
révèle les mots
dans ses oublis de lumière

Bon W.E Maria

mémoire du silence a dit…

@ Patrick Lucas...

entre blanc et noir
la lumière nait


@ arlettart ...

Aujourd'hui est
Demain sera




@ François ...

en noires et blanches
je vous salue ami



@ Gerard ...

et en sous-jacent une pointe de rouge




@ Kaïkan ...

Vers toi je vais chère kaïkan



J... ...

Soulages
J'♥♥♥
merci
abrazo




@ Yanis Petros ...

Merci beaucoup pour vos jolis mots
et leurs "oublis de lumière"
beau jour à vous