mercredi 28 décembre 2016

dans la flaque







La grêle lui a fendu l’œil 
sa voix se tait   ombre brisée 
pâleur des lassitudes 
à l’horizon   la limite   le vertige 

solitude de la rime   corolle vide 
en ruine   plus loin le silence 

coquille d’écume sur la rive 
le soleil essuie sa bouche 
mémoire du vent    orgueil 

le temps est au frisson 
dans la flaque   l’œil 
se brise



***


Dans la nuit sourde et muette
J’entends la voix qui débloque
J’entends la voix de la Terre
Qui bout et se soulève
Les océans en rut la matière en transe

Sourde et muette
Dans la nuit qui débloque
Plus noire qu’une taupe
Plus rouge que le sang

Le sang d’encre qui coule
Sur ma page d’aveugle
Blanche comme un visage
Qui dans la nuit se meurt






***


Nuit sans langue sans oreilles
démences et trous noirs
la Terre se rebelle
et hurle en son déclin
la mer exulte en ses entrailles

Sans langue et sans oreilles
la nuit perd la raison
noire est sa pelure
rouge sa fêlure

Nuit d’encre et de sang
sous le voile sénescent
 pâle est la lune
sous ma plume sanguine 


 maria-d




3 commentaires:

jjd a dit…

Dans la nuit sourde et muette
J’entends la voix qui débloque
J’entends la voix de la Terre
Qui bout et se soulève
Les océans en rut la matière en transe

Sourde et muette
Dans la nuit qui débloque
Plus noire qu’une taupe
Plus rouge que le sang

Le sang d’encre qui coule
Sur ma page d’aveugle
Blanche comme un visage
Qui dans la nuit se meurt

mémoire du silence a dit…

@ Dorio...

Nuit sans langue sans oreilles
démences et trous noirs
la Terre se rebelle
et hurle en son déclin
la mer exulte en ses entrailles

Sans langue et sans oreilles
la nuit perd la raison
noire est sa pelure
rouge sa fêlure

Nuit d’encre et de sang
sous le voile sénescent
pâle est la lune
sous ma plume sanguine

brigitte celerier a dit…

le beau dialogue