lundi 1 novembre 2021

souvenir d'un été


 
 
 
 
 
Chevelure de feuilles sur le vallon 
écriture d’un rêve dans la torpeur de l’été 
 
une chaleur blanche monte d’entre les pierres 
le cœur se serre    souvenir de cailloux blancs 
là-bas   la lumière ruisselle et lave les galets 
 
cailloux lisses et ronds si doux dans leur dureté 
petits cœurs de pierre ouverts au monde du vivant 
 
frêle instant sous un ciel ivre de bleu 
sans jour   sans nuit   tant l’étoile luit 
le sommeil strié par la profondeur des rêves 
 
le feuillage boit le cœur de l’ombre   cœur bu 
et cœur premier d’un fruit à naître   universel 
 
souvenir d’arbres dans le jardin   un rêve ancien 
un rêve d’écorces et de fruits mûrs au cœur rouge 
dont on voit peu à peu croître les brûlures 
 
les arbres explosent de joie   lumière du ciel 
ruissellement d’une pluie d’étoiles dans le vallon 
 
chevelure d’un rêve dans la torpeur des feuilles 
l’été inscrit entre les pierres un souvenir blanc 
de cailloux lisses et ronds à la peau tatouée 
 
rêve d’un été ancien où la mémoire déchire l’ombre 
souvenir heureux d’une terre mûre aux fruits rouges 
 
 
 
 
 

4 commentaires:

Brigetoun a dit…

rêve d'un été aussi beau

mémoire du silence a dit…

merci Brigitte

Miche a dit…

et déjà l'automne... c'est beau !

mémoire du silence a dit…

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.

Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.


Maurice Carême