Chevelure de feuilles sur le vallon
écriture d’un rêve dans la torpeur de l’été
une chaleur blanche monte d’entre les pierres
le cœur se serre souvenir de cailloux blancs
là-bas la lumière ruisselle et lave les galets
cailloux lisses et ronds si doux dans leur dureté
petits cœurs de pierre ouverts au monde du vivant
frêle instant sous un ciel ivre de bleu
sans jour sans nuit tant l’étoile luit
le sommeil strié par la profondeur des rêves
le feuillage boit le cœur de l’ombre cœur bu
et cœur premier d’un fruit à naître universel
souvenir d’arbres dans le jardin un rêve ancien
un rêve d’écorces et de fruits mûrs au cœur rouge
dont on voit peu à peu croître les brûlures
les arbres explosent de joie lumière du ciel
ruissellement d’une pluie d’étoiles dans le vallon
chevelure d’un rêve dans la torpeur des feuilles
l’été inscrit entre les pierres un souvenir blanc
de cailloux lisses et ronds à la peau tatouée
rêve d’un été ancien où la mémoire déchire l’ombre
souvenir heureux d’une terre mûre aux fruits rouges

4 commentaires:
rêve d'un été aussi beau
merci Brigitte
et déjà l'automne... c'est beau !
Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.
Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;
Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,
Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière
Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.
Maurice Carême
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