mercredi 9 mars 2022

de Paul à Arthur un rien tremblé



 
 
 
Un rien tremblé 
sans ombre ni larmes 
le livre est ouvert 
comme un roman sur la vie 
forêts – soleils – rives – savanes 
cris des steppes et roulements de tambours 
 
plus loin 
courir et cueillir le ciel 
ouvrir le temps 
main sur le cœur 
herbes folles fauchées liées 
 
dans la fondrière 
le pied se perd 
 
le temps fend l’air 
les foins sentent bon 
au paradis des greniers blonds 
 
oiseaux de feu au bec aigu 
temps retrouvé    cœurs enlacés 
de chaque branche entends la voix 
 
voici des fruits 
des feuilles et des branches 
cœur oublié et œil défait 
 
dans la flaque le ciel chante 
tout ici est si bleu 
si verts sont les cieux 
 
 
 
 
 

 
   




pour Brigetoun et Michel

   
 
   
 
 
 
 

5 commentaires:

michel a dit…

Si bleus, si calmes,
et nous n'allons pas,
restons, pieŕres sur place.



Brigetoun a dit…

et tant et tant de vers plus Léo
merci
dans le veux parc solitaire et glacé
deux ombres...

mémoire du silence a dit…

Merci à vous deux
un ajout pour vous

que le ciel vous soit bleu
et les ombres enlacées

oui, merci à vous deux

Anonyme a dit…

un poème qui touche juste !

mémoire du silence a dit…

Merci cher Anonyme.