Oreilles et visage
dans le silence un tremblement
les mots imposent l’histoire
murs et fenêtres ouvertes aux rêves
à l’orage
vie close et recluse
à l’intérieur du livre l’écriture respire
épelle les mots
désordre du temps
la voile tendue aux sanglots longs
perdus
la vie se retire
un repentir une alerte
voile arraché de la déraison
le monde est fragile
sa main est si blanche
si noire l’absence
il faut le silence
désarmer le sensible et les rumeurs pâles
clarté de soie
fureur intime
peau contre peau
le noir et le blanc libèrent l’enfant
sa lumière exulte
ses mains sont tendues vers les jours pleins
soleil d’épines
sur le monde rond
à la frange du temps les yeux du poète
se posent
et reposent les âmes absentes des grands sentiments
oreilles offertes
et visage des ans
la joie est inscrite à l’orée du temps

2 commentaires:
beau poème à la fin gentille
comme l'écrivait Jean Tardieu : nous cherchons la lumière dans un jardin fragile où frissonnent les couleurs
merci Brigitte
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