mercredi 18 janvier 2023

à l’intérieur du livre

 
 
 
 
Oreilles et visage 
dans le silence   un tremblement 
 
les mots imposent l’histoire 
murs et fenêtres ouvertes aux rêves 
à l’orage 
 
vie close et recluse 
à l’intérieur du livre l’écriture respire 
épelle les mots 
 
désordre du temps 
la voile tendue aux sanglots longs 
perdus 
 
la vie se retire 
un repentir   une alerte 
voile arraché de la déraison 
le monde est fragile 
sa main est si blanche 
si noire l’absence 
 
il faut le silence 
désarmer le sensible et les rumeurs pâles 
clarté de soie 
fureur intime 
 
peau contre peau 
le noir et le blanc libèrent l’enfant 
sa lumière exulte 
ses mains sont tendues vers les jours pleins 
 
soleil d’épines 
sur le monde rond 
 
à la frange du temps les yeux du poète 
se posent 
et reposent les âmes absentes des grands sentiments 
 
oreilles offertes 
et visage des ans 
la joie est inscrite à l’orée du temps 
 
 
 
 
 

2 commentaires:

Brigetoun a dit…

beau poème à la fin gentille

mémoire du silence a dit…

comme l'écrivait Jean Tardieu : nous cherchons la lumière dans un jardin fragile où frissonnent les couleurs

merci Brigitte