Il faudrait l’éternité
au-delà des nuages
dans la nuit de lumière
une ouverture au singulier
la sensible présence d’une mémoire oubliée
il faudrait une étoile
pour coudre la lumière à l’orée des forêts
et chanter en écho au-delà des étoiles anémiées
voix du cerf
sous la lune si claire
où les feuilles enchantent les voies de la terre
sentiers d’écorce et aiguilles de pins
tout chante et ravit
la main qui écrit
il faudrait la parole
au bord des saisons
le visage des étoiles libérées des absents
sous les arbres la raison
d’un monde adolescent
une promesse à l’aube
aux éraflures du temps
l’éternité sauvage en proie aux uns
aux autres
plus rien au singulier
"Elle m’a lu ses vers,
de très douces chansons"°.
Il faudrait aussi
sicut cervus,
muse adolescente.
Il faudrait
le temps éraflé,
éternellement sauvage.
° Sully Prudhomme


3 commentaires:
enivrée par le voix du cerf, la promesse de l'aube et même les éraflures du temps, je grimace juste un oeu au "rien de singulier"... on ne se refait jamais complètement
"Elle m’a lu ses vers,
de très douces chansons"°.
Il faudrait aussi
sicut cervus,
muse adolescente.
Il faudrait
le temps éraflé,
éternellement sauvage.
° Sully Prudhomme
@ Brigetoun ...
alors donnons de la fierté à la grimace...:-) ;-)
@ michel ...
grand merci pour cet écho
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