lundi 23 mars 2015

limbes







Je suis dans le jour qui nait 
mon corps se souvient le soupir 
noir désir     la nuit éreintée 

mon regard se perd dans les limbes
le vert à perdre haleine 
la fibre végétale 

le mot d’argile au revers du rêve 
et sur la ligne du jour 
la lumière 
seule 
une 





7 commentaires:

Maïté/Aliénor a dit…

Et ce dessin superbe venu raviver la petite flamme du souvenir.
Je ne sais les mots d'argile...si malléables sous votre plume, ils semblent épouser vos rêves.

François a dit…

Beauté au bout de vos doigts.

Patrick Lucas a dit…

une
sombre
lumière veille

arlettart a dit…

Racines profondes et riches de l'éclat des pousses qui tendent vers l'espoir

mémoire du silence a dit…

@ Maïté/Aliénor ...

"Dieu prit sa plus molle argile
Et son plus pur kaolin,
Et fit un bijou fragile,
Mystérieux et câlin."

V. Hugo



@ François ...

"Il fit le doigt de la femme,
Chef-d'oeuvre auguste et charmant,
Ce doigt fait pour toucher l'âme
Et montrer le firmament."

V. Hugo




@ Patrick Lucas ...

"Il mit dans ce doigt le reste
De la lueur qu'il venait
D'employer au front céleste
De l'heure où l'aurore naît."




@ arlettart ...

" Il y mit l'ombre du voile,
Le tremblement du berceau,
Quelque chose de l'étoile,
Quelque chose de l'oiseau."

V. Hugo

Ariaga a dit…

Quelle belle manière de répondre aux commentaires ...

mémoire du silence a dit…

Oui, Ariaga, les quatre premières strophes du poème "Les doigts de la femme " de Hugo s'imposaient comme réponse à ces quatre commentaires... et ce qui est merveilleux et qui m'est venu de suite à l'esprit c'est que ces commentaires sont arrivés dans l'ordre ....
On peut parler là d'une belle concordance ...

merci et à bientôt