dimanche 18 octobre 2015

lamentations








Cœur en bouche dans la nuit de la toile 
la blessure est cousue de fil d'or et de sang 
je souffle et je vais sur un tissu virginal 
ses couleurs sont la vie qui me touche dedans 

linceul qui me panse et sang du picador 
ce voile qui s'éventre comme une traîne de mariée 
entre deux la griffure d'une aiguille de papier 

je sens la morsure de l'ange qui se lamente 

la vie est une fille aux mains immaculées 
une feuille de l'arbre une plume envolée 
une couture qui unit les peuples déchirés 

l'or est sous la terre il scintille dans l'ombre 
l'amour est à prendre dans les jardins en pleurs 

l'ange qui se lamente a rapiécé les fleurs




6 commentaires:

Arlette Arnaud a dit…

Sans jamais désespérer ..l'or des fils de" soi" est inépuisable
Amicalement Arlette

François a dit…

Il y eut le Grand Rêve, quête inachevée
Il en reste une douce lamentation

Estourelle a dit…

saurons nous un jour comprendre

Bourrache a dit…

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Avec tendresse :

https://www.youtube.com/watch?v=PD3y_2d3gVM

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mémoire du silence a dit…

@ vous quatre grand merci
un jour l'on comprendra
"les rêves qui ont des ailes"
et l'or du fil de "soi"



amitié belle vers vous

Ariaga a dit…

Te lire est toujours un pur moment de poésie et un retour à l'essentiel.